Se lever le matin pour apporter du plaisir

Isabelle Buesser-Waser – 04 septembre 2025
Afin de casser les clichés et présenter la réalité actuelle de leur secteur, GastroValais et l’Association hôtelière du Valais lancent une vaste campagne de communication intitulée «Les métiers du plaisir». Stève Delasoie, directeur de GastroValais, nous en dit plus.

Stève Delasoie, vous allez lancer une campagne en Valais pour améliorer l’image de la branche auprès des jeunes. Quel est votre public cible? 
Stève Delasoie: Nous souhaitons toucher le grand public et changer l’image de la branche dans la population en général. Cette campagne vient compléter d’autres actions que nous avons menées auprès d’autres publics comme le manga édité en 2024 à destination des adolescents. Par ailleurs, nous sommes en train de développer un autre outil à destination des jeunes enfants. Celui-ci devrait voir le jour en 2026. 

Quels canaux utilisez-vous? 
Nous passons par le cinéma, les journaux, l’affichage public, les transports publics et les réseaux sociaux. 

Il s’agit d’une action conjointe entre GastroValais et l’Association hôtelière du Valais (AHV). Est-ce que les deux associations collaborent régulièrement sur des projets communs?   
Nous travaillons souvent ensemble, dans le cadre d’Hotel et Gastro formation ou sur des thèmes politiques et nous essayons de garder des liens réguliers. Cependant, c’est la première fois que nous développons un projet conjointement. 

Cette campagne est issue d’une étude menée en collaboration avec l’Institut Tourisme de la HES-SO Valais sur la perception que les jeunes et les collaborateurs ont de la branche. Racontez-nous pourquoi les résultats vous ont poussés à lancer ce projet.
Suite à l’enquête menée avec la HES-SO auprès des jeunes, nous avons constaté que les aspects négatifs étaient très présents. Nous avons voulu voir si les employés de la branche confirmaient cette tendance. Les aspects négatifs étaient toujours là, mais des éléments positifs étaient cités en première position. Nous avons donc voulu mettre en avant ces aspects pour que le grand public ait une image plus réaliste et moins négative de nos métiers. Il n’y a pas beaucoup de professions qui permettent de se lever le matin pour faire plaisir aux gens,  c’est pourquoi nous avons nommé la campagne «Les métiers du plaisir».

Quels aspects du métier méconnus du grand public abordez-vous dans la campagne? 
Nous parlons de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, mais aussi de l’esprit d’équipe et de la solidarité entre collègues, de l’évolution des mentalités ou de la notion de plaisir. Nous abordons ces points et plusieurs autres aspects positifs de la branche sans pour autant cacher les aspects négatifs. 

Quel est votre objectif? 
Nous avons fait le choix de lancer une campagne dont les résultats ne seront pas mesurables. Notre but est d’améliorer notre image et de réduire les a priori négatifs des jeunes, de leurs parents et du grand public sur le long terme. Si nous lançons un nouveau sondage dans 5-6 ans, nous espérons que les réponses des jeunes seront moins négatives et que celles des employés seront au moins aussi positives. Voilà notre objectif!  

Cette campagne n’est-elle pas similaire à la campagne «Avanti!» de GastroSuisse? 
Non, je pense qu’elle est complémentaire. «Avanti!» met en scène des grands chefs, des têtes d’affiche. Nous nous focalisons sur des portraits qui ressemblent au plus grand nombre des professionnels de la branche. Pour le grand public, il est important de voir que ce sont des métiers accessibles et épanouissants, quel que soit le type d’établissement. Nous avons d’ailleurs de jolis retours des restaurateurs qui nous remercient de montrer notre branche de manière positive, d’un point de vue différent !