La FMAG fête son premier anniversaire

Caroline Goldschmid – 06 février 2026
Un an après sa naissance, l’heure de la rétrospective est venue pour la Fédération des Métiers de l’Accueil et du Goût (FMAG). Si beaucoup de travail a déjà été accompli, les défis restent nombreux.

«Il y a une année, nous inaugurions la FMAG. En une année, le nouveau-né a non seulement grandi, il s’est surtout organisé, consolidé, structuré, de façon à répondre aux besoins de ses membres et de ses partenaires», a lancé Gilles Meystre, président de la FMAG, le 29 janvier, lors de la rencontre annuelle organisée à Pully (VD). Avant de donner la parole à Roman Helfer. «Créer une entreprise, c’est compliqué en soi, mais lorsqu’il s’agit de fusionner les secrétariats et de regrouper huit présidents – alors qu’un président c’est déjà beaucoup –, je vous laisse imaginer!», a plaisanté le directeur de la FMAG. Pourtant, la fédération est sur les rails: elle s’est dotée d’une structure juridique, d’une organisation, de locaux et d’une équipe qui compte aujourd’hui 14 collaborateurs, dont la moitié se dédie à la surveillance de l’apprentissage. 

Soutenir les entreprises formatrices

Pour rappel, la FMAG réunit les associations des domaines de l’hôtellerie-­restauration, la boulangerie-pâtisserie-­confiserie-chocolaterie et la boucherie-charcuterie. «En ce qui concerne les ­formations, nos priorités pour 2026 vont se concentrer sur un acteur en particulier: les entreprises formatrices. Il s’agit pour nous de les accompagner au mieux, d’abord avec une formation continue. Cette dernière sera lancée dès cette année et permettra aux formateurs d’apprentis de rafraîchir leurs connaissances, notamment en termes de cadre légal et de bonnes pratiques», a indiqué le directeur de la FMAG. Renforcer et développer les réseaux d’entreprises formatrices figure également au programme. «Actuellement, nous comptons 30 apprentis qui travaillent dans les domaines d’activités de la FMAG et qui bénéficient de ces réseaux.»

Enjeux politiques

Gilles Meystre a, quant à lui, rappelé les principaux enjeux politiques sur lesquels la FMAG va intensifier ses activités de lobbying. «Le premier, c’est celui du salaire minimum cantonal, qui sera soumis en votation populaire en juin, si tout va bien. La FMAG s’engage contre le salaire minimum cantonal exigé par les syndicats et soutient le contre-projet du gouvernement vaudois qui défend un principe fondamental: la primauté des conventions nationales de travail de force obligatoire sur les salaires minimaux cantonaux.»

Autre enjeu de taille, selon le vice-président de GastroSuisse: les cas de rigueur. «C’était une planche de salut il y a cinq ans pour toutes les entreprises impactées, mais c’est devenu un véritable boulet. La FMAG a fort à faire et nous sommes intervenus à plusieurs reprises auprès du Canton, à la fois pour demander des explications sur les remboursements exigés et pour demander des assouplissements ainsi que des révisions des décisions.»

Dernier dossier, l’initiative visant à interdire l’importation de foie gras. «C’est un combat que nous menons pour continuer d’offrir ce produit à nos clients, car le foie gras touche les bouchers, mais aussi les boulangers et les restaurateurs. La FMAG vise à convaincre les parlementaires sur la nécessité d’un contre-projet qui ménage le libre choix des consommateurs et le bien-être animal. Affaire à suivre et la partie est loin d’être gagnée!», a conclu Gilles Meystre.

Dans le cadre des élections communales et cantonales à venir, la FMAG a établi un «Manifeste», qu’elle distribuera ces jours. «Il s’agit de rappeler que le petit commerce est en péril – dans lequel sont incluses les entreprises de l’accueil et du goût – et nos futurs élus tiennent notre destin entre leurs mains», a martelé le président de GastroVaud.