«Quel bonheur, pour un président, de voir une telle affluence! Je vous remercie sincèrement de votre présence. Et je remercie spécialement les tout nouveaux membres de Moutier qui rejoignent la famille GastroJura», a lancé Maurice Paupe, président de GastroJura, en guise d’introduction. Après les rapports annuels des commissions professionnelles et de la Caisse des allocations familiales, Jean-Louis Donzé a présenté son rapport de la commission du cours de cafetier. «En 2025, nous avons organisé deux cours, un au printemps et un à l’automne. Chaque session a réuni 25 participants. A l’automne, 43 personnes se sont vu remettre leur certificat de responsable d’établissement public du canton du Jura.» Le directeur adjoint de Gastroconsult Saignelégier a également indiqué qu’une refonte des cours supérieurs de restaurateur, que l’on connaît sous l’appellation G1, G2 et G3, est en phase terminale avec une nouvelle conception pédagogique et matérielle.
Capacité de résilience et d’adaptation
Dans son rapport pour la Commission du tourisme, Maurice Paupe a annoncé un total de 324 273 nuitées, soit une baisse de 4,2%. «La collaboration avec Jura Tourisme demeure essentielle: tout au long de l’année, nous avons mis en avant des thèmes gastronomiques, offrant ainsi une promotion gratuite aux restaurants participants.» Parmi les actions lancées en collaboration avec Jura Tourisme, un shooting photo était proposé aux hôtels et restaurants membres des deux associations.
Le président de GastroJura a enchaîné avec son rapport annuel de l’année 2025, qui s’est déroulée «dans la continuité». «Dans un contexte économique exigeant, marqué par l’inflation, l’incertitude géopolitique et l’évolution du comportement de consommation, les établissements publics de l’hôtellerie-restauration ont été mis à rude épreuve. Comme souvent, notre branche a démontré une fois encore sa capacité de résilience et d’adaptation. GastroJura a aussi connu des moments importants, notamment avec la nouvelle loi sur les auberges, entrée en vigueur au 1er janvier dernier. Mais le fait le plus marquant a sans doute été l’arrivée de nos collègues de Moutier. Je souhaite la bienvenue à ces 13 nouveaux membres! Pour les accueillir de la meilleure des façons, GastroJura et Jura Tourisme ont organisé une rencontre avec tous les prestataires touristiques de Moutier.»
Un restaurateur de Moutier au comité
Maurice Paupe a annoncé qu’un restaurateur de Moutier a intégré le comité cantonal, afin que toutes les régions soient représentées au sein de son comité. Dans les moins bonnes nouvelles, le canton du Jura a décidé de serrer la vis en matière de sécurité au travail et les contrôles sont plus réguliers, a averti le président. «C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité remettre sur pied un cours de formation continue sur la sécurité au travail et il se déroulera à Moutier cet automne.» Autre combat à mener sur le front politique: l’initiative lancée en janvier pour un salaire minimum. «Je vois dans cette initiative un fort préjudice pour notre partenariat social.»
Enfin, le président a terminé son allocution en remerciant Eric Serda, de l’hôtel-restaurant Le Terminus à Porrentruy, pour son engagement durant ses 13 ans passés au comité. Pour le remplacer, c’est donc un Prévôtois qui intègre le comité, Patrick Muster. «Il a notamment contribué à la rénovation de L’Indus à Moutier et a ensuite repris le restaurant du Soleil, puis le restaurant de l’Ours. C’est un fervent défenseur du faire-vivre Moutier et on lui connaît une grande expérience dans la restauration et le bar. Il est vraiment l’homme de la situation!» Patrick Muster a été élu par applaudissements.
Pour représenter le Conseil de GastroSuisse, André Roduit a fait le voyage jusqu’au Jura et a répété à quel point il aimait cette région. «Je suis impressionné et aussi un peu jaloux en voyant le pro rata du nombre de membres présents à cette AG», a lancé le président de GastroValais. «C’est comme si 350 membres venaient à notre assemblée générale! Je vous félicite!» Sur le volet politique, André Roduit est revenu sur les sujets centraux du moment, comme l’augmentation de la TVA, l’imposition des pourboires, l’interdiction d’importer du foie gras, et l’initiative soumise au vote le 14 juin prochain, «Pas de Suisse à 10 millions!» – «ou comment saboter les accords bilatéraux». Après avoir rappelé l’importance de sortir de l’émotionnel suite à l’incident de Crans-Montana, André Roduit a informé l’assemblée qu’il effectuait actuellement sa dernière année au sein du Conseil de GastroSuisse et qu’il venait de se faire réélire pour deux ans à la présidence de GastroValais.