GastroSuisse poursuit son objectif d'uniformisation de son image au niveau national

Reto E. Wild – 26 novembre 2025
Le thème central de la conférence des présidents de GastroSuisse à Genève est le vote sur une image nationale uniforme. Le projet est accepté à l'unanimité, tout comme le budget 2026.

A 14h pile, ponctuel comme une horloge genevoise, Beat Imhof, président de GastroSuisse, ouvre la Conférence des présidents à l'hôtel Royal, le 25 novembre, qui réunit plus de 40 personnes. La nouvelle directrice, Kareen Vaisbrot, y participe pour la première fois. Agée de 47 ans, elle se présente et expose ses objectifs: elle souhaite notamment que les membres soient toujours satisfaits des services de GastroSuisse et veille à ce que «la prochaine génération partage l'enthousiasme pour nos merveilleux métiers dans le secteur de l'hôtellerie-restauration».

L'activité principale du premier jour de la conférence: une image nationale uniforme pour GastroSuisse. Le président explique: «J'ai compté environ 70 logos différents au sein et autour de GastroSuisse. Mais l'important est que nous ayons une image nationale commune.» Beat Imhof fait ainsi référence aux différents logos des associations cantonales. Caroline Thoma, conférencière invitée et responsable des médias, le confirme dans son exposé: «L'utilisation de la marque ou de l'association comme une entité unique va devenir de plus en plus importante. Si vous optez pour une image uniforme, cela sera plus avantageux pour votre organisation grâce à des campagnes communes, une clarté stratégique et une réputation commune.» La devise de la manager: «Une nouvelle stratégie marketing n'est pas un projet de design, mais un processus de transformation. Vous vous lancez dans un voyage avec un objectif commun. Mais cela en vaut la peine.» Répartis en six groupes, les participants élaborent le projet d'image nationale avec tous ses avantages et inconvénients.  

Le deuxième jour de la conférence, après un dîner raffiné au restaurant Vieux-Bois de l'Ecole hôtelière de Genève, les participants votent à l'unanimité, à l'exception d'une seule voix contre, en faveur de la poursuite d'une image nationale uniforme. Il appartient désormais au nouveau directeur marketing de GastroSuisse, Kevin Abgottspon, et à son équipe de mener à bien la mission confiée par la «PräKo» et de la présenter lors de la conférence qui se tiendra fin mars à Zurich. 

Le thème principal du 26 novembre est le budget 2026. Le trésorier Maurus Ebneter le dit sans détour: «L'année à venir sera très difficile et nos principales sources de revenus stagnent. En tant que ministre des finances, il est de mon devoir de tirer la sonnette d'alarme.» Ses propos sont largement approuvés. La conférence approuve également le budget 2026, qui prévoit une perte de 142'000 francs pour des investissements de 1,2 million de francs. Beat Imhof déclare après ce résultat clair: «Nous relevons le défi et sommes optimistes quant à la possibilité de trouver de bonnes solutions pour l'avenir!»

Parmi les douze points à l'ordre du jour figure la commission Foodtruck, qui devrait être intégrée à la famille GastroSuisse après la dissolution de l'association Foodtruck fin 2024. Et bien sûr, l'actualité politique sera également au centre des discussions. «Nous nous opposons à la stigmatisation selon laquelle l'alcool serait mauvais en soi», affirme Beat Imhof. Il fait ainsi référence à l'initiative du conseiller aux Etats Benedikt Würth, qui demande une «pause» dans les nouvelles recommandations de l'OMS sur la consommation modérée d'alcool. Comme on le sait, l'OMS diabolise la consommation quotidienne d'un verre de vin. En marge de ce grand événement, on peut voir ce que les participants à la conférence pensent de la tutelle de l'Organisation mondiale de la santé: ils trinquent largement à la santé – avec un verre de vin.