A l’occasion de son 125e anniversaire, la section neuchâteloise n’a pas fait les choses à moitié. Elle a organisé une assemblée en deux temps: une partie «administrative» l’après-midi qui a réuni 110 personnes et une partie «officielle» au cœur du festival Festi’neuch, à l’Annexe, où quelque 150 membres, invités et partenaires ont pu trinquer à ce bel anniversaire. Et profiter du beau cadeau offert par la section: un billet d’entrée au festival. Le président de GastroSuisse, Beat Imhof, a honoré les Neuchâtelois de sa présence durant les deux assemblées, s’exprimant dans un français presque parfait.
«Cette année revêt une importance particulière, car nous fêtons les 125 ans de GastroNeuchâtel», a déclaré David Maye, président de la section et membre du Conseil de GastroSuisse, dans son allocution. «1901 – 2026: autant d’années d’engagement et de soutien à nos entreprises. Malgré les difficultés, notre secteur montre une forte capacité d’adaptation et surtout de résilience.» Puis David Maye a abordé un sujet central qui occupe particulièrement les entreprises neuchâteloises de l’hôtellerie-restauration: «Nous avons obtenu la baisse de la redevance sur les établissements publics, fixée à 0,3% du chiffre d’affaires au départ: elle passera à 0,25% dès l’année prochaine et à 0,2% dès 2028. Actuellement, 75% des recettes de cette taxe sont redistribuées au tourisme neuchâtelois et 25% à eureka Formation. Bien sûr, le tourisme est important, mais la formation continue et la promotion de la relève le sont tout autant et nous sommes en train de négocier cette clé de répartition.»
«Accueillir, servir et créer du lien»
Karen Allemann-Yerly, directrice de GastroNeuchâtel, a pris la parole à son tour, faisant voyager l’assemblée dans le temps, en remontant en 1901 à l’époque où les déplacements se faisaient principalement à pied et en calèche. La directrice a rappelé les grandes différences entre cette époque et la nôtre. «A cette époque, installés dans une calèche, on n’aurait jamais pu imaginer que les réservations se feraient un jour depuis une boîte noire, sans fil, qui tient dans une poche. On aurait encore moins imaginé prendre des photos avec un téléphone depuis une voiture ... Cependant, ce que les fondateurs de GastroNeuchâtel auraient retrouvé – et c’est ce qui fait l’essence de nos métiers depuis 125 ans: accueillir, servir et créer du lien. Il est vrai que, 125 ans plus tard, les défis ont bien changé. Mais les motivations qui ont conduit la création de l’association restent étonnamment actuelles.» Karen Allemann-Yerly a également indiqué que cette année d’anniversaire était aussi l’occasion de regarder vers l’avenir. «Dans cette évolution très – trop? – rapide, GastroNeuchâtel poursuit sa mission avec conviction: défendre vos intérêts, promouvoir les métiers de notre secteur, soutenir la formation, encourager l’innovation.»
Des échanges libres: plus dynamique
Puis David et Karen se sont attablés face à face sur la scène du théâtre, se passant le micro pour présenter différentes activités mises en place dans le cadre des 125 ans de GastroNeuchâtel: une course de garçons de café, la création du Perdrix (lire en page 34, ou encore un blind test gustatif organisé pour la presse afin de découvrir le terroir à contresens, le 28 mai dernier. «Il s’agit aussi de parler autrement de la restauration dans la presse, de façon positive, pas seulement quand il y a un problème», a insisté David Maye.
La directrice et le président de GastroNeuchâtel ont ensuite rappelé les actions faites durant l’année. L’opération «La Tablée»: 78 500 clients de la BCN ont reçu une carte Lunch-Check La Tablée de 50 francs et pas moins de 25 301 cartes ont été utilisées à ce jour. L’opération «Les Tables éphémères» permet à chaque client qui paie avec une carte Lunch-Check La Tablée de participer au concours pour remporter une soirée exclusive pour 4 personnes. Quatre tablées éphémères sont organisées dans quatre lieux insolites du canton tout au long de l’année. Le Festin neuchâtelois, les Caves ouvertes neuchâteloises avec l’«assiette du chef» pour que les participants se rendent au restaurant ainsi que la carte C’est bon, avec 113 restaurants partenaires à ce jour, sont autant d’activités qui démontrent le dynamisme de la section.
Après le rapport d’activité de Mélanie Danigo pour la formation de base, et celui de Cholé Rinaldi pour eureka formation, tous deux livrés avec beaucoup d’enthousiasme et de conviction, une sorte de table ronde réunissait Beat Imhof et David Maye, ce dernier jouant les interviewers. Captivée, l’audience en a ainsi beaucoup appris sur le parcours du président de GastroSuisse, ses motivations, ce qu’il a déjà accompli depuis ses deux ans de présidence et sa vision pour l’avenir.